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Réfugiés

Mauritanie/Sénégal:" Les otages", Mama Moussa Diaw, vidéo 1RAPATRIEMENT en MAURITANIE_Reportage_FRANCE24_FRVIDEO RETOUR REFUGIES MAURITANIENS

 

 

 elhadjomartall@yahoo.fr/Retour des Réfugiés Mauritaniens

39ième convoi:Avec cette arrivée, le nombre de rapatriés, dans le cadre de l’Accord Tripartite (Mauritanie, Sénégal, HCR), atteint le chiffre de 9148 personnes.

Le 39ième contingent des rapatriés est arrivé jeudi 12 Mars 2009 à Boghé. Composé de 303 personnes issues de 73 familles, ce groupe sera installé dans les sites de Bélel Koylé (05 familles, 13 personnes), Bélel Ourounguel (04 familles, 17 personnes), Wouro Amadou Hawa Dia (05 familles, 25 personnes), Weendu Idi (01 famille, 08 personnes), Bababé (06 familles, 27 personnes), Weendu Mbaba (01 famille, 02 personnes), Sénékouna (44 familles, 172 personnes) et Boundou Moussa Mamadou (07 familles, 39 personnes).

Une importante délégation comprenant le Hakem de Boghé, Ahmedou Ould Abdallah, le directeur général adjoint de l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR), Mohamed Salem Ould Ahmed, le directeur de l’accueil, de l’assistance et des activités génératrices de revenu à l’ANAIR, Kane N’Diawar, la représentante régionale du HCR et des représentants d’ONG locales étaient à l’accueil sur les berges du fleuve Sénégal.

Plusieurs Boghéens sont aussi venus exprimés la bienvenue à nos compatriotes pour ce retour organisé et digne.

Peu après leur arrivée, les rapatriés du 39ième convoi, ont été conduits vers un campement dressé pas loin du débarcadère de Boghé, pour y remplir les formalités administratives requises et recevoir les premiers soutiens avant d'être installés définitivement, dans leur village.

Avec cette arrivée, le nombre de rapatriés, dans le cadre de l’Accord Tripartite (Mauritanie, Sénégal, HCR), atteint le chiffre de 9148 personnes.

source : Anair

Le 35ième contingent des rapatriés est arrivé lundi 16 février 2009 à Boghé. Composé de 277 personnes issues de 69 familles, ce groupe sera installé dans les sites de Dar Es-Salam (34 familles, 119 personnes), Houdallaye (23 familles, 119 personnes) et Hamdallaye (12 familles, 50 personnes). Une importante délégation...

comprenant le Hakem de Boghé, Ahmedou Ould Abdallah, le directeur de l’accueil, de l’assistance et des activités génératrices de revenu à l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR), Kane N’Diawar, la représentante régionale du HCR et des représentants d’ONG locales étaient à l’accueil sur les berges du fleuve Sénégal. Plusieurs Boghéens sont venus exprimés la bienvenue à nos compatriotes pour ce retour organisé et digne.

Peu après leur arrivée, nos compatriotes de retour au pays, ont été conduits vers un campement dressé pas loin du débarcadère de Boghé, pour y remplir les formalités administratives requises et recevoir les premiers soutiens avant d'être installés définitivement, dans leur village.

Avec cette arrivée, le nombre de rapatriés, dans le cadre de l’Accord Tripartite (Mauritanie, Sénégal, HCR), atteint le chiffre de 8454 personnes.

Selon le directeur de la communication de l’ANAIR, Mohamed Ould El Kory (notre photo), « la cadence des retours va s’intensifier et le planning provisoire des mouvements de rapatriement volontaire pour le mois de février prévoit le retour de 2242 réfugiés ». Et Ould El Kory d’ajouter : « Ces mauritaniens donnent un message au reste du monde par leur confiance en la personne du Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui fait de la consolidation de l’unité nationale la priorité des priorités. Le Président Aziz a consacré sa première sortie à l’intérieur du pays à la visite d’un site des rapatriés où il a présidé personnellement le démarrage officiel de la remise des actes d’état civil aux rapatriés. L’ancien président les privait même de leur citoyenneté et là aussi que l’on soit clair et précis. Le retour des réfugiés n’est pas l’œuvre de l’ancien président. Au moment où celui-ci résidait à Niamey, loin, très loin, de la confection des décisions politiques mauritaniennes, le retour des réfugiés était décidé, à l’unanimité, au cours des délibérations des Journées Nationales de Concertation tenues en octobre 2005 au cours de la première transition. Et en janvier 2008, le processus de rapatriement volontaire des réfugiés a été engagé dans des conditions marquées par un manque évident de préparation que soutenait une volonté politique insuffisante. Ainsi, de janvier à août 2008, seuls quatre mille sept cent quatre vingt réfugiés ont pu être rapatriés et installés dans des conditions d’extrême précarité accentuée par les pluies d’hivernage.
Au 16 février 2009, huit mille quatre cents cinquante quatre de nos compatriotes ont été rapatriés dans des conditions améliorées. Cette amélioration est due à une volonté politique exprimée aux plus hauts niveaux de l’Etat et mise en œuvre par le Gouvernement depuis le changement du 06 Août 2008 et ce à travers la redynamisation et la responsabilisation de l’ANAIR, la disponibilisation de parcelles d’habitat pour chaque famille, la mise en œuvre des programmes sociaux de base (eau potable, écoles, santé.…) et la mise à disposition au profit des familles réfugiées des programmes d’activités génératrices de revenus ».


Source: ANI


7415 réfugiés ont regagné la mère patrie et 2242 attendus en février

Le 33ième contingent des rapatriés est arrivé lundi 09 février 2009, en fin de matinée, au débarcadère de Boghé. Composé de 95 personnes issues de 35 familles, il a été réparti entre les sites de Fondé Mayel, Dar-Salam , Houdallaye et Hamdallaye , relevant de la moughataa de Boghé.

La cérémonie d’accueil, organisée pour l’occasion, a été présidée par le Hakem de la Moughataa de Boghé, Ahmedou Ould Abdallah, entouré du directeur général adjoint de l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR), Mohamed Salem Ould Ahmed, des chefs locaux des forces de sécurité et des responsables régionaux du HCR.

Plusieurs Boghéens sont venus exprimés la bienvenue à nos compatriotes pour ce retour organisé et digne.

Avec cette arrivée, le nombre de rapatriés, ayant regagné le pays dans le cadre de l’Accord Tripartite (Mauritanie, Sénégal, HCR), atteint le chiffre de 7415 personnes. Selon le directeur de la communication de l’ANAIR, Mohamed Ould El Kory (notre photo), « la cadence des retours va s’intensifier et le planning provisoire des mouvements de rapatriement volontaire pour le mois de février prévoit le retour de 2242 réfugiés ». Et Ould El Kory d’ajouter : « Ces mauritaniens donnent un message au reste du monde par leur confiance en la personne du Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui fait de la consolidation de l’unité nationale la priorité des priorités. Le Président Aziz a consacré sa première sortie à l’intérieur du pays à la visite d’un site des rapatriés où il a présidé personnellement le démarrage officiel de la remise des actes d’état civil aux rapatriés. L’ancien président les privait même de leur citoyenneté et là aussi que l’on soit clair et précis. Le retour des réfugiés n’est pas l’œuvre de l’ancien président. Au moment où celui-ci résidait à Niamey, loin, très loin, de la confection des décisions politiques mauritaniennes, le retour des réfugiés était décidé, à l’unanimité, au cours des délibérations des Journées Nationales de Concertation tenues en octobre 2005 au cours de la première transition. Et en janvier 2008, le processus de rapatriement volontaire des réfugiés a été engagé dans des conditions marquées par un manque évident de préparation que soutenait une volonté politique insuffisante. Ainsi, de janvier à août 2008, seuls quatre mille sept cent quatre vingt réfugiés ont pu être rapatriés et installés dans des conditions d’extrême précarité accentuée par les pluies d’hivernage.

Au 09 février 2009, sept mille quatre cents quinze de nos compatriotes ont été rapatriés dans des conditions améliorées. Cette amélioration est due à une volonté politique exprimée aux plus hauts niveaux de l’Etat et mise en œuvre par le Gouvernement depuis le changement du 06 Août 2008 et ce à travers la redynamisation et la responsabilisation de l’ANAIR, la disponibilisation de parcelles d’habitat pour chaque famille, la mise en œuvre des programmes sociaux de base (eau potable, écoles, santé.…) et la mise à disposition au profit des familles réfugiées des programmes d’activités génératrices de revenus ».

Source : L’Autre Actualité (Mauritanie

 


 

Rapport de Synthèse des Journées natinales de concertations

Les 20, 21 et 22 novembre 2007, se sont tenues, à Nouakchott, au Centre International des Conférences, les Journées nationales de concertation et de mobilisation sur le retour des réfugiés et le règlement du passif humanitaire, sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

1. Considérations générales

Les participants ont unanimement salué la volonté politique du Président de la République qui a placé au premier rang de ses priorités la consolidation de l’unité nationale et le raffermissement de la cohésion sociale.

Dans ce cadre, dans son discours solennel du 29 juin, il a exprimé, au nom de tous les Mauritaniens, sa compassion à l’égard de toutes les victimes de ces années sombres et a réaffirmé la disposition de l’Etat à assurer un retour digne pour l’ensemble de nos concitoyens qui en exprimeraient le désir et le règlement définitif du passif humanitaire.

Les participants ont tenu à rappeler que notre histoire commune et le partage des mêmes valeurs islamiques, constituent le ciment de notre unité nationale. Cette histoire partagée et ces valeurs islamiques communes constituent le terreau fertile dans lequel nous devrons puiser les ressources nécessaires pour dépasser ces douloureux évènements.

Les participants enregistrent avec satisfaction, les directives données au Gouvernement par le Président de la République pour que l’Etat prenne toutes dispositions utiles pour le dépassement définitif de ce drame.

Les participants ont exprimé leur satisfaction pour l’organisation de ces journées nationales de concertation et de mobilisation. Ils ont par ailleurs loué la qualité du travail accompli par le Comité interministériel.

Les participants ont salué l’engagement du Président de la République en faveur de l’examen et du traitement du dossier des citoyens rapatriés du Sénégal lors des évènements de 1989 et de la nécessité d’accorder à cette question tout l’intérêt qu’elle mérite.

Les participants ont été unanimes à saluer la sérénité, la tolérance, l’ouverture d’esprit, la compassion et la responsabilité qui ont caractérisé les débats.


2. Quintessence des débats

Les documents de travail préparés par le Comité Interministériel ont fait l’objet de discussions approfondies au sein de quatre ateliers prévus à cet effet. Le premier atelier a discuté des structures organisationnelles d’encadrement et de gestion du retour des réfugiés. Le second a traité des questions relatives à l’organisation matérielle du retour. Les questions liées à l’insertion des réfugiés ont été abordées au sein du troisième atelier. Enfin, le quatrième s’est penché sur les questions liées au règlement du passif humanitaire.

Après des débats libres, riches et contradictoires au sein de l’ensemble des ateliers et en plénière, il est ressorti les éléments ci-après :

1°) Concernant les structures en charge de l’encadrement et de la gestion du retour des réfugiés.

Le document de travail propose le dispositif suivant : un comité interministériel de pilotage, une commission nationale de concertation, une commission nationale d’identification, des commissions régionales, départementales et locales et enfin une Agence autonome d’Appui et d’insertion.

Les débats ont fait ressortir les points de convergence suivants :

1. Les structures qui seront mises en place doivent disposer d’organes de pilotage et de concertation au sein desquelles seront représentées les réfugiés, être managés par les meilleures compétences nationales reconnues pour leur moralité et intégrité, s’appuyer sur des systèmes efficaces de contrôle, d’évaluation et de suivi, appliquer des procédures de gestion transparentes respectant les principes basiques d’une bonne gouvernance.

2. Rechercher les meilleures formes organisationnelles pour éviter les lourdeurs et les enchevêtrements des structures.

3. Elargir le Comité Interministériel aux Ministres en charge de l’Education, de la santé, de l’Orientation Islamique et de la Promotion de la Femme.

4. Ouvrir la commission nationale d’identification aux représentants des réfugiés et aux organisations de défense des droits de l’homme et les faire présider par des magistrats.

5. Associer les notables et les personnes ressources aux commissions locales des sages et élargir leurs compétences en matière d’identification.

6. Instituer un organe indépendant chargé de la supervision des différentes étapes du processus.

7. Mettre en place un dispositif adapté de communication et d’information décentralisé

8. Compléter le dispositif des répondants locaux de la Commission nationale d’identification par la création de commissions au niveau des arrondissements des Moughataa concernées.


3. Concernant l’organisation matérielle des opérations de retour :

Le document de travail a évoqué les questions liées à l’identification, le transport, l’accueil et l’installation des réfugiés.

Les débats ont fait ressortir les points de convergences suivants :

1. Les réfugiés peuvent être classés selon les profils suivants : éleveurs, agriculteurs, populations déplacées à l’intérieur du pays, fonctionnaires réfugiés, fonctionnaires radiés et resté au pays, élèves, étudiants, professions libérales, opérateurs économiques, employés du secteur privé, femmes, jeunes en déperdition scolaire, personnes âgées, handicapés …

2. L’identification des candidats au retour doit être effectuée sur la base de toutes les sources d’information disponibles (recensements administratifs, RANVEC, registre du HCR, recensement effectué par les autorités sénégalaises ainsi que tout autre document établi par tout service mauritanien compétent). Ces renseignements pourraient être complétés, au besoin, à travers les témoignages établis par les commissions locales des sages.

3. L’Administration devra mettre en place un dispositif adéquat permettant aux citoyens concernés de disposer d’états civils, pour eux et leurs descendants nés en exil.

4. Les zones d’accueil doivent être déterminées en fonction des lieux d’origine des populations cibles (pastorale, agricole, fleuve, rural, hors fleuve, urbaine –Nouakchott et Nouadhibou notamment-…), mais également en fonction de leur choix.

5. Pour assurer une bonne fluidité des déplacements des réfugiés, un nombre suffisant de points de passage doivent être ouverts.

6. Le démarrage de l’opération de retour doit être précédé par la mise en place d’installations décentes de logement.


4. Concernant l’insertion

Le document de travail précise les bénéficiaires des programmes et projets d’insertion, notamment les réfugiés désireux de rentrer au pays, ceux rentrés dans le cadre du PSIR ou de façon spontanée, les «moussafirines» installés le long de la vallée et plus généralement les populations des zones concernées. Les domaines d’insertion prioritairement ciblées sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, les services de proximité, la micro finance et les activités génératrices de revenus.

Les participants ont fait ressortir les points de convergences suivants :

1. Notre pays jouit d’une expérience dans les domaines de l’insertion relative au retour des rapatriés en 1989 et aux programmes ambitieux mis en œuvre ces dernières années, devant être valorisée, face à ce nouveau défi.

2. Les programmes d’insertion devraient être conçus en fonction de la classification et des profils dégagés. Les propositions d’insertion devraient tenir compte de la volonté et des compétences des bénéficiaires. Elles pourraient s’inscrire dans le cadre des axes ci-après :

A. Les Programmes d’urgence :

Ils sont relatifs à l’accueil, à l’habitat et à l’alimentation.

B. Les Programmes à moyen et long terme :

Ils doivent permettre une insertion durable à travers des projets structurants dans les domaines de l’élevage, de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de l’approvisionnement en eau potable, des activités génératrices de revenus, de la micro finance, de l’emploi des jeunes, de programmes spécifiques au profit des femmes, de la réintégration des fonctionnaires, de la promotion du secteur privé et industriel … Les programmes spécifiques peuvent se décliner comme suit :

= Programme spécifique de restitutions et/ou compensations des habitations et des terres agricoles spoliées sans préjudice des droits légitimes des propriétaires et de ceux des attributaires actuels.

= Programme spécifique au profit des étudiants et des élèves en année scolaire à travers l’octroi de bourses et la formation professionnelle

= Programme spécifique devant être mis en œuvre au profit des éleveurs qui ont particulièrement été affectés

= Programme spécifique en faveur des personnes vulnérables ou handicapées.

= Programmes culturels et sociaux bâtis selon des concepts permettant un accompagnement culturel, social et psychologique des réfugiés, mais également des populations d’accueil.

= Programmes de communication à travers les médias, les mosquées, des réunions de quartiers, des représentations artistiques favorisant un accueil fraternel et chaleureux et garantissant une insertion une insertion durable, digne, juste et équitable.


5. Concernant le règlement du passif humanitaire

A la suite de débats contradictoires francs, ouverts et parfois passionnés mais toujours empreints de sérénité et de responsabilité, les participants ont unanimement convenu :

= La nécessité d’apurer ce dossier en ayant toujours en vue la restauration et le renforcement de l’unité nationale et la stabilité du pays.

= La volonté de puiser dans nos valeurs profondes, les meilleures solutions pour le règlement de cette question en tenant compte des droits légitimes de toutes les victimes et de leurs ayant droits.

= La particularité et la sensibilité de la question exigent qu’un temps suffisant soit donné et que les concertations soient poursuivies, afin de trouver une issue consensuelle pour un règlement définitif

= La solution à envisager devra tenir compte des devoirs de mémoire et de pardon pour la Nation, de justice et de réparation pour les victimes.

= L’acquis positif pour le pays traduit à travers la qualité des débats qui sont venus illustrer de manière remarquable la conversion de nos citoyens à la pratique démocratique, à la convivialité et à l’acceptation de l’autre.

Par ailleurs, les participants ont suggéré, pour le dispositif à mettre en place pour la gestion de ce dossier trois scénarii :

1. Création d’une Commission Indépendante composée de personnalités d’envergure nationale, reconnue pour leur compétence, leur probité, leur intégrité et leur patriotisme.

2. Création d’une Commission Nationale telle que proposée par le document du Comité Interministériel.

3. Elargissement de la commission proposée par le document de travail aux représentants des victimes, aux organisations de défense des droits de l’homme et à des personnalités indépendantes.

Dans tous les cas de figure, la structure qui sera retenue, de concert avec toutes les parties et en particulier les victimes et ayant droits, devra permettre à partir de ces journées, d’amorcer un processus concerté devant aboutir au règlement définitif de ces douloureux évènements par la mise en place des mécanismes les plus appropriés.

4. Recommandations d’ordre général

Les participants ont formulé des recommandations suivantes :

1. Adoption d’une loi d’orientation qui encadre le retour des déportés et le règlement du passif humanitaire

2. Prolongation du mandat de la commission nationale d’identification au-delà du retour des réfugiés du Sénégal et du Mali, afin de permettre la prise en charge des réfugiés établis ou travaillant actuellement dans d’autres régions du monde.

3. Prolongation du mandat de la nouvelle agence au-delà des 3 ans pour une plus grande durabilité des actions permettant aux bénéficiaires une intégration effective à terme.

4. Création d’un fonds de solidarité citoyenne pouvant recevoir les contributions volontaires et des personnalités morales.


Fait à Nouakchott, le 22 novembre 2007

Les 20, 21 et 22 novembre 2007, se sont tenues, à Nouakchott, au Centre International des Conférences, les Journées nationales de concertation et de mobilisation sur le retour des réfugiés et le règlement du passif humanitaire, sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

1. Considérations générales

Les participants ont unanimement salué la volonté politique du Président de la République qui a placé au premier rang de ses priorités la consolidation de l’unité nationale et le raffermissement de la cohésion sociale.

Dans ce cadre, dans son discours solennel du 29 juin, il a exprimé, au nom de tous les Mauritaniens, sa compassion à l’égard de toutes les victimes de ces années sombres et a réaffirmé la disposition de l’Etat à assurer un retour digne pour l’ensemble de nos concitoyens qui en exprimeraient le désir et le règlement définitif du passif humanitaire.

Les participants ont tenu à rappeler que notre histoire commune et le partage des mêmes valeurs islamiques, constituent le ciment de notre unité nationale. Cette histoire partagée et ces valeurs islamiques communes constituent le terreau fertile dans lequel nous devrons puiser les ressources nécessaires pour dépasser ces douloureux évènements.

Les participants enregistrent avec satisfaction, les directives données au Gouvernement par le Président de la République pour que l’Etat prenne toutes dispositions utiles pour le dépassement définitif de ce drame.

Les participants ont exprimé leur satisfaction pour l’organisation de ces journées nationales de concertation et de mobilisation. Ils ont par ailleurs loué la qualité du travail accompli par le Comité interministériel.

Les participants ont salué l’engagement du Président de la République en faveur de l’examen et du traitement du dossier des citoyens rapatriés du Sénégal lors des évènements de 1989 et de la nécessité d’accorder à cette question tout l’intérêt qu’elle mérite.

Les participants ont été unanimes à saluer la sérénité, la tolérance, l’ouverture d’esprit, la compassion et la responsabilité qui ont caractérisé les débats.


2. Quintessence des débats

Les documents de travail préparés par le Comité Interministériel ont fait l’objet de discussions approfondies au sein de quatre ateliers prévus à cet effet. Le premier atelier a discuté des structures organisationnelles d’encadrement et de gestion du retour des réfugiés. Le second a traité des questions relatives à l’organisation matérielle du retour. Les questions liées à l’insertion des réfugiés ont été abordées au sein du troisième atelier. Enfin, le quatrième s’est penché sur les questions liées au règlement du passif humanitaire.

Après des débats libres, riches et contradictoires au sein de l’ensemble des ateliers et en plénière, il est ressorti les éléments ci-après :

1°) Concernant les structures en charge de l’encadrement et de la gestion du retour des réfugiés.

Le document de travail propose le dispositif suivant : un comité interministériel de pilotage, une commission nationale de concertation, une commission nationale d’identification, des commissions régionales, départementales et locales et enfin une Agence autonome d’Appui et d’insertion.

Les débats ont fait ressortir les points de convergence suivants :

1. Les structures qui seront mises en place doivent disposer d’organes de pilotage et de concertation au sein desquelles seront représentées les réfugiés, être managés par les meilleures compétences nationales reconnues pour leur moralité et intégrité, s’appuyer sur des systèmes efficaces de contrôle, d’évaluation et de suivi, appliquer des procédures de gestion transparentes respectant les principes basiques d’une bonne gouvernance.

2. Rechercher les meilleures formes organisationnelles pour éviter les lourdeurs et les enchevêtrements des structures.

3. Elargir le Comité Interministériel aux Ministres en charge de l’Education, de la santé, de l’Orientation Islamique et de la Promotion de la Femme.

4. Ouvrir la commission nationale d’identification aux représentants des réfugiés et aux organisations de défense des droits de l’homme et les faire présider par des magistrats.

5. Associer les notables et les personnes ressources aux commissions locales des sages et élargir leurs compétences en matière d’identification.

6. Instituer un organe indépendant chargé de la supervision des différentes étapes du processus.

7. Mettre en place un dispositif adapté de communication et d’information décentralisé

8. Compléter le dispositif des répondants locaux de la Commission nationale d’identification par la création de commissions au niveau des arrondissements des Moughataa concernées.


3. Concernant l’organisation matérielle des opérations de retour :

Le document de travail a évoqué les questions liées à l’identification, le transport, l’accueil et l’installation des réfugiés.

Les débats ont fait ressortir les points de convergences suivants :

1. Les réfugiés peuvent être classés selon les profils suivants : éleveurs, agriculteurs, populations déplacées à l’intérieur du pays, fonctionnaires réfugiés, fonctionnaires radiés et resté au pays, élèves, étudiants, professions libérales, opérateurs économiques, employés du secteur privé, femmes, jeunes en déperdition scolaire, personnes âgées, handicapés …

2. L’identification des candidats au retour doit être effectuée sur la base de toutes les sources d’information disponibles (recensements administratifs, RANVEC, registre du HCR, recensement effectué par les autorités sénégalaises ainsi que tout autre document établi par tout service mauritanien compétent). Ces renseignements pourraient être complétés, au besoin, à travers les témoignages établis par les commissions locales des sages.

3. L’Administration devra mettre en place un dispositif adéquat permettant aux citoyens concernés de disposer d’états civils, pour eux et leurs descendants nés en exil.

4. Les zones d’accueil doivent être déterminées en fonction des lieux d’origine des populations cibles (pastorale, agricole, fleuve, rural, hors fleuve, urbaine –Nouakchott et Nouadhibou notamment-…), mais également en fonction de leur choix.

5. Pour assurer une bonne fluidité des déplacements des réfugiés, un nombre suffisant de points de passage doivent être ouverts.

6. Le démarrage de l’opération de retour doit être précédé par la mise en place d’installations décentes de logement.


4. Concernant l’insertion

Le document de travail précise les bénéficiaires des programmes et projets d’insertion, notamment les réfugiés désireux de rentrer au pays, ceux rentrés dans le cadre du PSIR ou de façon spontanée, les «moussafirines» installés le long de la vallée et plus généralement les populations des zones concernées. Les domaines d’insertion prioritairement ciblées sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, les services de proximité, la micro finance et les activités génératrices de revenus.

Les participants ont fait ressortir les points de convergences suivants :

1. Notre pays jouit d’une expérience dans les domaines de l’insertion relative au retour des rapatriés en 1989 et aux programmes ambitieux mis en œuvre ces dernières années, devant être valorisée, face à ce nouveau défi.

2. Les programmes d’insertion devraient être conçus en fonction de la classification et des profils dégagés. Les propositions d’insertion devraient tenir compte de la volonté et des compétences des bénéficiaires. Elles pourraient s’inscrire dans le cadre des axes ci-après :

A. Les Programmes d’urgence :

Ils sont relatifs à l’accueil, à l’habitat et à l’alimentation.

B. Les Programmes à moyen et long terme :

Ils doivent permettre une insertion durable à travers des projets structurants dans les domaines de l’élevage, de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de l’approvisionnement en eau potable, des activités génératrices de revenus, de la micro finance, de l’emploi des jeunes, de programmes spécifiques au profit des femmes, de la réintégration des fonctionnaires, de la promotion du secteur privé et industriel … Les programmes spécifiques peuvent se décliner comme suit :

= Programme spécifique de restitutions et/ou compensations des habitations et des terres agricoles spoliées sans préjudice des droits légitimes des propriétaires et de ceux des attributaires actuels.

= Programme spécifique au profit des étudiants et des élèves en année scolaire à travers l’octroi de bourses et la formation professionnelle

= Programme spécifique devant être mis en œuvre au profit des éleveurs qui ont particulièrement été affectés

= Programme spécifique en faveur des personnes vulnérables ou handicapées.

= Programmes culturels et sociaux bâtis selon des concepts permettant un accompagnement culturel, social et psychologique des réfugiés, mais également des populations d’accueil.

= Programmes de communication à travers les médias, les mosquées, des réunions de quartiers, des représentations artistiques favorisant un accueil fraternel et chaleureux et garantissant une insertion une insertion durable, digne, juste et équitable.


5. Concernant le règlement du passif humanitaire

A la suite de débats contradictoires francs, ouverts et parfois passionnés mais toujours empreints de sérénité et de responsabilité, les participants ont unanimement convenu :

= La nécessité d’apurer ce dossier en ayant toujours en vue la restauration et le renforcement de l’unité nationale et la stabilité du pays.

= La volonté de puiser dans nos valeurs profondes, les meilleures solutions pour le règlement de cette question en tenant compte des droits légitimes de toutes les victimes et de leurs ayant droits.

= La particularité et la sensibilité de la question exigent qu’un temps suffisant soit donné et que les concertations soient poursuivies, afin de trouver une issue consensuelle pour un règlement définitif

= La solution à envisager devra tenir compte des devoirs de mémoire et de pardon pour la Nation, de justice et de réparation pour les victimes.

= L’acquis positif pour le pays traduit à travers la qualité des débats qui sont venus illustrer de manière remarquable la conversion de nos citoyens à la pratique démocratique, à la convivialité et à l’acceptation de l’autre.

Par ailleurs, les participants ont suggéré, pour le dispositif à mettre en place pour la gestion de ce dossier trois scénarii :

1. Création d’une Commission Indépendante composée de personnalités d’envergure nationale, reconnue pour leur compétence, leur probité, leur intégrité et leur patriotisme.

2. Création d’une Commission Nationale telle que proposée par le document du Comité Interministériel.

3. Elargissement de la commission proposée par le document de travail aux représentants des victimes, aux organisations de défense des droits de l’homme et à des personnalités indépendantes.

Dans tous les cas de figure, la structure qui sera retenue, de concert avec toutes les parties et en particulier les victimes et ayant droits, devra permettre à partir de ces journées, d’amorcer un processus concerté devant aboutir au règlement définitif de ces douloureux évènements par la mise en place des mécanismes les plus appropriés.

4. Recommandations d’ordre général

Les participants ont formulé des recommandations suivantes :

1. Adoption d’une loi d’orientation qui encadre le retour des déportés et le règlement du passif humanitaire

2. Prolongation du mandat de la commission nationale d’identification au-delà du retour des réfugiés du Sénégal et du Mali, afin de permettre la prise en charge des réfugiés établis ou travaillant actuellement dans d’autres régions du monde.

3. Prolongation du mandat de la nouvelle agence au-delà des 3 ans pour une plus grande durabilité des actions permettant aux bénéficiaires une intégration effective à terme.

4. Création d’un fonds de solidarité citoyenne pouvant recevoir les contributions volontaires et des personnalités morales.


Fait à Nouakchott, le 22 novembre 2007

Les 20, 21 et 22 novembre 2007, se sont tenues, à Nouakchott, au Centre International des Conférences, les Journées nationales de concertation et de mobilisation sur le retour des réfugiés et le règlement du passif humanitaire, sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

1. Considérations générales

Les participants ont unanimement salué la volonté politique du Président de la République qui a placé au premier rang de ses priorités la consolidation de l’unité nationale et le raffermissement de la cohésion sociale.

Dans ce cadre, dans son discours solennel du 29 juin, il a exprimé, au nom de tous les Mauritaniens, sa compassion à l’égard de toutes les victimes de ces années sombres et a réaffirmé la disposition de l’Etat à assurer un retour digne pour l’ensemble de nos concitoyens qui en exprimeraient le désir et le règlement définitif du passif humanitaire.

Les participants ont tenu à rappeler que notre histoire commune et le partage des mêmes valeurs islamiques, constituent le ciment de notre unité nationale. Cette histoire partagée et ces valeurs islamiques communes constituent le terreau fertile dans lequel nous devrons puiser les ressources nécessaires pour dépasser ces douloureux évènements.

Les participants enregistrent avec satisfaction, les directives données au Gouvernement par le Président de la République pour que l’Etat prenne toutes dispositions utiles pour le dépassement définitif de ce drame.

Les participants ont exprimé leur satisfaction pour l’organisation de ces journées nationales de concertation et de mobilisation. Ils ont par ailleurs loué la qualité du travail accompli par le Comité interministériel.

Les participants ont salué l’engagement du Président de la République en faveur de l’examen et du traitement du dossier des citoyens rapatriés du Sénégal lors des évènements de 1989 et de la nécessité d’accorder à cette question tout l’intérêt qu’elle mérite.

Les participants ont été unanimes à saluer la sérénité, la tolérance, l’ouverture d’esprit, la compassion et la responsabilité qui ont caractérisé les débats.


2. Quintessence des débats

Les documents de travail préparés par le Comité Interministériel ont fait l’objet de discussions approfondies au sein de quatre ateliers prévus à cet effet. Le premier atelier a discuté des structures organisationnelles d’encadrement et de gestion du retour des réfugiés. Le second a traité des questions relatives à l’organisation matérielle du retour. Les questions liées à l’insertion des réfugiés ont été abordées au sein du troisième atelier. Enfin, le quatrième s’est penché sur les questions liées au règlement du passif humanitaire.

Après des débats libres, riches et contradictoires au sein de l’ensemble des ateliers et en plénière, il est ressorti les éléments ci-après :

1°) Concernant les structures en charge de l’encadrement et de la gestion du retour des réfugiés.

Le document de travail propose le dispositif suivant : un comité interministériel de pilotage, une commission nationale de concertation, une commission nationale d’identification, des commissions régionales, départementales et locales et enfin une Agence autonome d’Appui et d’insertion.

Les débats ont fait ressortir les points de convergence suivants :

1. Les structures qui seront mises en place doivent disposer d’organes de pilotage et de concertation au sein desquelles seront représentées les réfugiés, être managés par les meilleures compétences nationales reconnues pour leur moralité et intégrité, s’appuyer sur des systèmes efficaces de contrôle, d’évaluation et de suivi, appliquer des procédures de gestion transparentes respectant les principes basiques d’une bonne gouvernance.

2. Rechercher les meilleures formes organisationnelles pour éviter les lourdeurs et les enchevêtrements des structures.

3. Elargir le Comité Interministériel aux Ministres en charge de l’Education, de la santé, de l’Orientation Islamique et de la Promotion de la Femme.

4. Ouvrir la commission nationale d’identification aux représentants des réfugiés et aux organisations de défense des droits de l’homme et les faire présider par des magistrats.

5. Associer les notables et les personnes ressources aux commissions locales des sages et élargir leurs compétences en matière d’identification.

6. Instituer un organe indépendant chargé de la supervision des différentes étapes du processus.

7. Mettre en place un dispositif adapté de communication et d’information décentralisé

8. Compléter le dispositif des répondants locaux de la Commission nationale d’identification par la création de commissions au niveau des arrondissements des Moughataa concernées.


3. Concernant l’organisation matérielle des opérations de retour :

Le document de travail a évoqué les questions liées à l’identification, le transport, l’accueil et l’installation des réfugiés.

Les débats ont fait ressortir les points de convergences suivants :

1. Les réfugiés peuvent être classés selon les profils suivants : éleveurs, agriculteurs, populations déplacées à l’intérieur du pays, fonctionnaires réfugiés, fonctionnaires radiés et resté au pays, élèves, étudiants, professions libérales, opérateurs économiques, employés du secteur privé, femmes, jeunes en déperdition scolaire, personnes âgées, handicapés …

2. L’identification des candidats au retour doit être effectuée sur la base de toutes les sources d’information disponibles (recensements administratifs, RANVEC, registre du HCR, recensement effectué par les autorités sénégalaises ainsi que tout autre document établi par tout service mauritanien compétent). Ces renseignements pourraient être complétés, au besoin, à travers les témoignages établis par les commissions locales des sages.

3. L’Administration devra mettre en place un dispositif adéquat permettant aux citoyens concernés de disposer d’états civils, pour eux et leurs descendants nés en exil.

4. Les zones d’accueil doivent être déterminées en fonction des lieux d’origine des populations cibles (pastorale, agricole, fleuve, rural, hors fleuve, urbaine –Nouakchott et Nouadhibou notamment-…), mais également en fonction de leur choix.

5. Pour assurer une bonne fluidité des déplacements des réfugiés, un nombre suffisant de points de passage doivent être ouverts.

6. Le démarrage de l’opération de retour doit être précédé par la mise en place d’installations décentes de logement.


4. Concernant l’insertion

Le document de travail précise les bénéficiaires des programmes et projets d’insertion, notamment les réfugiés désireux de rentrer au pays, ceux rentrés dans le cadre du PSIR ou de façon spontanée, les «moussafirines» installés le long de la vallée et plus généralement les populations des zones concernées. Les domaines d’insertion prioritairement ciblées sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, les services de proximité, la micro finance et les activités génératrices de revenus.

Les participants ont fait ressortir les points de convergences suivants :

1. Notre pays jouit d’une expérience dans les domaines de l’insertion relative au retour des rapatriés en 1989 et aux programmes ambitieux mis en œuvre ces dernières années, devant être valorisée, face à ce nouveau défi.

2. Les programmes d’insertion devraient être conçus en fonction de la classification et des profils dégagés. Les propositions d’insertion devraient tenir compte de la volonté et des compétences des bénéficiaires. Elles pourraient s’inscrire dans le cadre des axes ci-après :

A. Les Programmes d’urgence :

Ils sont relatifs à l’accueil, à l’habitat et à l’alimentation.

B. Les Programmes à moyen et long terme :

Ils doivent permettre une insertion durable à travers des projets structurants dans les domaines de l’élevage, de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de l’approvisionnement en eau potable, des activités génératrices de revenus, de la micro finance, de l’emploi des jeunes, de programmes spécifiques au profit des femmes, de la réintégration des fonctionnaires, de la promotion du secteur privé et industriel … Les programmes spécifiques peuvent se décliner comme suit :

= Programme spécifique de restitutions et/ou compensations des habitations et des terres agricoles spoliées sans préjudice des droits légitimes des propriétaires et de ceux des attributaires actuels.

= Programme spécifique au profit des étudiants et des élèves en année scolaire à travers l’octroi de bourses et la formation professionnelle

= Programme spécifique devant être mis en œuvre au profit des éleveurs qui ont particulièrement été affectés

= Programme spécifique en faveur des personnes vulnérables ou handicapées.

= Programmes culturels et sociaux bâtis selon des concepts permettant un accompagnement culturel, social et psychologique des réfugiés, mais également des populations d’accueil.

= Programmes de communication à travers les médias, les mosquées, des réunions de quartiers, des représentations artistiques favorisant un accueil fraternel et chaleureux et garantissant une insertion une insertion durable, digne, juste et équitable.


5. Concernant le règlement du passif humanitaire

A la suite de débats contradictoires francs, ouverts et parfois passionnés mais toujours empreints de sérénité et de responsabilité, les participants ont unanimement convenu :

= La nécessité d’apurer ce dossier en ayant toujours en vue la restauration et le renforcement de l’unité nationale et la stabilité du pays.

= La volonté de puiser dans nos valeurs profondes, les meilleures solutions pour le règlement de cette question en tenant compte des droits légitimes de toutes les victimes et de leurs ayant droits.

= La particularité et la sensibilité de la question exigent qu’un temps suffisant soit donné et que les concertations soient poursuivies, afin de trouver une issue consensuelle pour un règlement définitif

= La solution à envisager devra tenir compte des devoirs de mémoire et de pardon pour la Nation, de justice et de réparation pour les victimes.

= L’acquis positif pour le pays traduit à travers la qualité des débats qui sont venus illustrer de manière remarquable la conversion de nos citoyens à la pratique démocratique, à la convivialité et à l’acceptation de l’autre.

Par ailleurs, les participants ont suggéré, pour le dispositif à mettre en place pour la gestion de ce dossier trois scénarii :

1. Création d’une Commission Indépendante composée de personnalités d’envergure nationale, reconnue pour leur compétence, leur probité, leur intégrité et leur patriotisme.

2. Création d’une Commission Nationale telle que proposée par le document du Comité Interministériel.

3. Elargissement de la commission proposée par le document de travail aux représentants des victimes, aux organisations de défense des droits de l’homme et à des personnalités indépendantes.

Dans tous les cas de figure, la structure qui sera retenue, de concert avec toutes les parties et en particulier les victimes et ayant droits, devra permettre à partir de ces journées, d’amorcer un processus concerté devant aboutir au règlement définitif de ces douloureux évènements par la mise en place des mécanismes les plus appropriés.

4. Recommandations d’ordre général

Les participants ont formulé des recommandations suivantes :

1. Adoption d’une loi d’orientation qui encadre le retour des déportés et le règlement du passif humanitaire

2. Prolongation du mandat de la commission nationale d’identification au-delà du retour des réfugiés du Sénégal et du Mali, afin de permettre la prise en charge des réfugiés établis ou travaillant actuellement dans d’autres régions du monde.

3. Prolongation du mandat de la nouvelle agence au-delà des 3 ans pour une plus grande durabilité des actions permettant aux bénéficiaires une intégration effective à terme.

4. Création d’un fonds de solidarité citoyenne pouvant recevoir les contributions volontaires et des personnalités morales.


Fait à Nouakchott, le 22 novembre 2007

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Commentaires (5)

1. Babou 16/01/2009

Nous saluons votre rapidé de creer ce rubrique pour éclairer la lanterne des réfugiés sur le voyage des 5 individus mals de reconnaissance par leur communauté finissent par une alliance avec le detestable, le diable.
Quant ils partaient ils ne croyaient pas qu'on serait au courant de leur présence en mauritanie mais melheureuse ils ont étaient découvert par les mauritaniens et le site cridem qui a donné des preuves irréfutables avec des photos en présence du directeur de lâne en arrière

2. Baboye bahal 06/01/2009

Il faut attendre leur retour pour qu'ils nous fassent un compte rendu. Ils vont nous dire par qui ils ont été mandatés, sinon il faut qu'on les passe à la Guillautine .Deux ou 5 individus ne peuvent vendre toute une communauté qui a tout temps souffert

3. Halfi (site web) 05/01/2009

DECLARATION DE LA COORDINATION DES ASSOCIATIONS DES RFUGIES MAURITANIENS AU SENEGAL
Nous membres des Organisations de Réfugiés Mauritaniens signataires de cette déclaration:
Condamnent fermement la présence des réfugiés:
1-Ousmane Barry
2- Amadou Ndiaye
3- Mariem Ibra Sy
4- Diby Sow
5-Pape Samba Amadou Niasse
aux journées de concertation actuellement en cours en Mauritanie.
Ces personnes sont parties participer à ces rencontres sans le consentement et l'accord des réfugiés mauritaniens.
Donc, ces personnes ne peuvent ni parler ni représenter la communauté des réfugiés mauritaniens.
Par conséquent, ces personnes ne sont ni crédibles ni légitimes pour les réfugiés mauritaniens.
Dakar le 2 Janvier 2009
Noms des organisations et responsables signataires de cette présente déclaration
1-Comité Directeur de la Vallée: Mamadou Wane
2-Collectif des Réfugiés Mauritaniens pour la Solidarité et les Solutions Durables: Ibrahima Mangara
3-Mouvement des Réfugiés Mauritaniens pour les Droits de l'Homme: Aldiouma Cisssokho
4- SOS Réfugiés Saint-Louis: Abdoulaye Diop
5- Cellule de Thiès: Mamadou Watt
6-Coordination des réfugiés Mauritaniens au Sénégal et au Mali:
Moustapha Touré
6- Comité des femmes Réfugiés Mauritaniens : Madame Fatimata Ly

4. Barol 05/01/2009

COLLECTIF DES REFUGIES MAURITANIENS POUR LA SOLIDARITE ET LES SOLUTIONS DURABLES (CRMSSD)

Communiqué

A la suite des informations confirmées de sources sûres comme le montre le site cridem.org des images à l’appui faisant état de la présence des réfugiés mauritaniens :
1- Ousmane Barry
2- Amadou Ndiaye
3- Mariem Ibra Sy
4- Diby Sow
5- Pape Samba Amadou Niasse

Aux Etats Généraux de la démocratie en cours actuellement en Mauritanie et sans l’aval de la communauté des réfugiés mauritaniens au Sénégal, le Collectif des Réfugiés Mauritaniens pour la Solidarité et les Solutions Durables (CRMSSD) a l’issue de son assemblée générale du Samedi 3 Janvier 2009 déclare que :
1- Messieurs Ousmane Barry et Amadou Ndiaye ne sont plus membres de ce Collectif depuis plus d’un an, donc ne peuvent être mandaté à parler à son nom.

2- Pour sa participation aux états Généraux de la Démocratie sans le mandat du Collectif et en violation grave des textes et règlements intérieurs, Madame Mariem Ibra Sy ex Présidente dudit Collectif, ex Présidente de la communauté des réfugiés mauritaniens au sein du CRS n’est plus présidente de ces organes précités à partir de ce jour 3 janvier 2009.

Fait à Dakar ce Samedi 3 Janvier 2009

Ampliation :
CRS
Monsieur L’Ambassadeur de la Mauritanie à Dakar
OFADEC
RADDHO
A Monsieur le Ministre de l’Intérieur du Sénégal
Au Consul de la Mauritanie à Dakar
A la Coordination des Associations des Réfugiés Mauritaniens au Sénégal

5. Barol (site web) 29/12/2008

CONTRIBUTION NEGRO-MAURITANIENNE POUR ASSEOIR LES FONDEMENTS D’UNE VERITABLE UNITE NATIONALE

M. Mamadou Kane, membre de la commission de suivi PREAMBULE
Le présent document est une contribution d’un groupe de personnalités et de notables d’origine négro mauritanienne, pour le règlement des problèmes de cohabitation en vue du renforcement de l’unité nationale.

II comprend trois parties:
La première partie, fait un rappel historique des orientations stratégiques et politiques;
La deuxième partie est relative aux conséquences de ces stratégies et politiques sur la cohabitation;
La troisième propose les solutions du renforcement de l’unité nationale.





PREMIERE PARTIE: ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET POLITIQUES
(Rappel historique)

Les résolutions issues du Congrès d’Aleg de mai 1958 avaient consacré le caractère biracial de la Mauritanie, zone de confluence de civilisations africaines et arabes.

Cette terre a connu l’apogée de grands empires dans lesquels les différentes composantes nationales ont coexisté dans l’harmonie, parfois en rapport de domination réciproque, dompté par les valeurs islamiques et la sagesse africaine légendaire.

De grandes figures nationalistes de toutes nos composantes ont collaboré pour se défendre de la pénétration coloniale et accompagner la naissance de notre pays, attesté comme trait d’union des deux mondes d’Afrique noire et blanche, que le père fondateur de la nation définissait comme le noir et le blanc de l’oeil, caractère adulé des premiers responsables de l’indépendance.

Le statut du français, héritage de la colonisation comme langue officielle, la promotion des valeurs de la diversité culturelle et du respect mutuel des différentes communautés, étaient tant de facteurs de consolidation de ((l’unité nationale » et du pacte d’engagement volontariste pour l’édification d’une nation indépendante.

La quête de la reconnaissance internationale par la Mauritanie a été décriée par les nations Arabes à l’exception de la Tunisie en compagnie des Etats de l’Afrique noire.

Mais, la création de la ligue arabe, l’adhésion de la Mauritanie en son sein, la naissance des idéologies nationalistes panarabes et la recherche de financements des pétrodollars, ont constitué autant d’éléments pour la réorientation politique et stratégique de notre pays. C’est alors que le congrès du Parti du Peuple Mauritanien (PPM) de 1966 à Nouakchott a opté pour l’arabité de la Mauritanie, remettant en cause le caractère biracial et multiculturel du pays, ce qui provoqua des émeutes interethniques mais plus ou moins intelligemment gérées en leur temps.

Ainsi, la première réforme de l’éducation en 1969, rendant obligatoire l’enseignement de la langue arabe, fût perçue par l’intelligentsia négro mauritanienne comme une menace à l’égalité de chances entre les enfants d’une même nation.

Par la suite, les réformes du système éducatif de 1971 et 1979 sont venues consolider les acquis de cette langue dont le coefficient trop élevé aux examens d’entrée en sixième, au brevet et au baccalauréat n’a fait que réduire d’avantage les chances d’admission des élèves négro mauritaniens.

Les protestations face à cette dernière mesure ont suscité la création de l’institut des langues nationales (ILN) qui n’a survécu que pour une phase expérimentale de 1 980 à 1999 pourtant très réussie comme test mais vite abandonnée et pour cause?

L’avancée spectaculaire de la promotion de l’enseignement de la langue arabe a eu pour conséquences:

• Le rétrécissement de la place du français comme méthode d’exclusion des cadres francisants (en majorité d’origine négro mauritanienne) des sphères de l’Etat,

• l’étouffement volontaire et programmé de l’expérimentation de l’enseignement des langues nationales par l’arrêt de sa généralisation à l’enseignement secondaire, violant ainsi le décret 79.348/ PG/MEFS du 10/12/1979 créant l’ILN.

• et un ensemble d’autres décisions qui ont créé deux écoles séparées pour les enfants mauritaniens, une arabe (sans choix pour les arabophones) et une bilingue que ne pouvaient choisir que les enfants négro-mauritaniens.

La loi pour la réorganisation domaniale et foncière fixée par l’ordonnance 83/127 du 05 juin 1 983 a été sciemment mal exécutée par les administrateurs en fonction dans les régions du sud. Ces derniers opéraient massivement et abusivement des expropriations de propriétés des collectivités négro mauritaniennes au nom de la notion de terre morte (indirass) sans consultation ni information préalables des populations autochtones qui y revendiquent des droits.

L’ordonnance 83/127 du 05juin 1983, bien qu’abolissant la tenure foncière collective traditionnelle reconnaît cependant la propriété privée et les différentes attributions officielles antérieures, constituées par le régime issu de I’AOF.

La gestion unilatérale et inique de cette question par une administration quasi arabe soutenant un climat conflictuel permanent dans la vallée entre les nouveaux venus ( appuyés par les autorités administratives Arabes) et les populations autochtones négro mauritaniennes, sont entre autres, les causes des tragiques et douloureux événements des années quatre vingt et quatre vingt dix et qui ont pour noms: déportation, exécutions extrajudiciaires et violations massives des droits de l’homme.

Et l’on retiendra qu’au même moment où la Mauritanie persiste à faire vivre vaille que vaille une Union du Maghreb Arabe (U MA) chancelante par ses contradictions et conflits internes, le régime en place à l’époque prend unilatéralement et contre toute logique la décision du retrait de la Mauritanie de la CEDEAO, pourtant reconnue comme outil d’intégration économique sous-régional et espace d’échanges naturels pour notre pays.

Pour corroborer ces acquis de politique antinationale le Pouvoir de l’époque mit en place un système et appareil judiciaires des plus racistes et décriés des temps modernes. La justice fut arabisée et ne laisse désormais aucune chance aux non-arabes de connaître leur chef d’inculpation encore moins de pouvoir s’expliquer et se défendre. Les avocats négro-mauritaniens sont mis au chômage ou contraints de s’expatrier. Sur l’ensemble du territoire national, il n’y a de nos jours aucun négro-mauritanien à la tête d’une structure judiciaire.

DEUXIEME PARTIE: LES CONSEQUENCES DE LA MAUVAISE COHABITATION OU LA POLITIQUE DE ((DENEGRO-MAURITANISATION))

2.1. Définition de la cohabitation
Cohabiter, selon le Larousse, signifie exister ou vivre ensemble sous le même toit ou sur le même territoire. La cohabitation peut être pacifique si les règles du jeu de vivre ensemble sont bien définies et bien acceptées par les parties en présence, dans les cas contraires, elle est conflictuelle aux conséquences imprévisibles.

En Mauritanie, nos premiers leaders politiques préoccupés tantôt par des problèmes d’indépendance par rapport à la France coloniale, tantôt par des revendications expansionnistes de nos voisins (Maroc — Sénégal — Mali) ont ménagé la chèvre et le choux.

Les rapports de cohabitation sont donc allés en dents de scie et ont souvent abouti à des situations conflictuelles comme l’ont attesté les événements douloureux de 1966,1986 ,1987 puis de 1989 à 1992, causant une fracture sociale assez profonde et dont les plaies sont encore béantes au sein de toutes les communautés nationales.

La cohabitation entre groupes d’appartenances communautaires différentes, n’existe pas seulement en Mauritanie. Elle peut revêtir plusieurs formes : raciale, ethnique, ou tribale dans notre cas, religieuse ou idéologique sous d’autres cieux. Certains l’ont résolue intelligemment par consensus et d’autres par la violence mais temporairement.
Nous suggérons la voie pacifique et intelligente qui passe par des solutions de compromis et de partage dans l’équité et la justice. Et nous nous réjouissons de pouvoir l’exprimer de façon ouverte et solennelle pour écarter à tous égards des présomptions négatives et nuisibles à l’unité nationale.

2.2. Conséquences de la mauvaise cohabitation
Les faits regrettables énumérés ci-dessous, survenus en Mauritanie pendant les années 1966 puis 1986, 1987, 1989, 1990, 1991, et 1992 sont les conséquences de la mauvaise cohabitation en Mauritanie.

2.2.1. La Déportation

Un problème tout à fait banal entre négro-africains (éleveurs peulhs et agriculteurs Sooninke) des rives du fleuve Sénégal a provoqué un incident sans précédent entre la Mauritanie et le Sénégal. Les ressortissants des deux pays frères par l’aide des pays amis sont rapatriés dans leur pays respectif par pont aérien.

N’eussent été les contradictions latentes intercommunautaires et un climat de suspicions infondé fortement entretenu par les différents courants politiques et idéologiques, appuyés par le régime d’alors, cet incident donc banal n’aurait pas entraîné la Mauritanie dans la situation de crise profonde que nous avons vécue et qui s’est caractérisée par:

• Déportation massive des populations négro mauritaniennes;
• Destructions de villages entiers
• Confiscation des biens (terres, bétails, bijoux, argent, etc.)
• Récupération des sites et/ou rebaptisation,

L’intérieur du pays profond n’a pas été épargné par ces évènements. Eleveurs et fonctionnaires ont été dénoncés par leurs voisins et collègues, appuyés par la police politique dans l’optique de la «dénégromauritanisation » de l’espace, de l’administration centrale mais territoriale surtout.

2.2.2. Exécutions extrajudiciaires

Un climat de terreur a régné dans la vallée à partir de 1989. Certains éléments des forces armées et de sécurité et des hordes de razzieurs encadrées et organisées par les premières se sont attaqués aux populations innocentes, matant toute tentative de résistance à l’arbitraire. Ainsi, l’Etat de siège fut décrété dans tout le Sud sous lequel des femmes ont été violées, beaucoup de disparus signalés, des charniers et fosses communes découverts. Et le paroxysme fut atteint lorsque dans l’armée des arrestations de militaires négro-mauritaniens sont opérées à partir du milieu de l’année 1990, suivies de tortures et de liquidations systématiques extrajudiciaires et comme tout cela ne suffisait pas, une loi d’amnistie scélérate a été promulguée en juin 1993 pour absoudre ces crimes et forfaits et rendre irrecevable toute plainte.

2.2.3. Difficultés d’établissement d’actes d’état civil

Ces évènements ont créé un délit d’apostat collectif des négro-mauritaniens, accusés d’étrangers ou traités comme tels. L’obtention des papiers d’état civil (détruits à dessein pour certains et encore inexistants pour d’autres) devient un vrai parcours du combattant.

2.2.4. Exclusion des rouages de l’Etat et de l’échiquier international

Cette situation de violations des droits de l’homme est accentuée par la révocation des fonctionnaires négro-mauritaniens, ce qui explique leur absence actuelle dans toutes les administrations. C’est également ainsi que le nombre de wali et hakem ne dépasse plus respectivement deux sur treize et moins de dix sur cinquante trois dans le pays. Le cas est encore plus flagrant chez les femmes dans le quota de la nouvelle politique de participation aux postes de responsabilité (ministres, wali, hakem, ambassadrices, etc.).Dans le domaine de nos relations avec le Monde Extérieur rien n’a été épargné pour montrer qu’en Mauritanie il n’ y a que des Arabes : Sur les 53 pays que compte l’Afrique, la Mauritanie n’est représentée que dans cinq pays et par des Arabes, quant au même moment, elle est représentée dans tous les pays arabes et même en Israél. Dans le reste du Monde il n’y a pas plus de trois!

Est-ce réellement cela le vrai visage de la Mauritanie, notre pays commun? Honnêtement nous ne le pensons pas!

2.2.5. Découpage administratif et communal

Le découpage administratif par lequel l’Etat fixe le nombre de départements et le quota des parlementaires, ne prend pas en compte l’importance démographique des moughataa. C’est ainsi que le manque de proportionnelle intégrale pour déterminer le nombre de parlementaires par rapport à la population, a créé des faveurs pour une plus grande représentativité des localités désertiques inhabitées, au détriment des zones rurales à forte densité démographique.

A titre d’exemple, le Guidimakha, quatre à cinq fois plus peuplé que l’Adrar ne compte que deux préfectures contre quatre en Adrar et le nombre de députés et de sénateurs est de cinq et deux pour le Guidimakha contre cinq et quatre pour l’Adrar.

2.2.6. Exclusion économique

Malgré l’importance du potentiel agricole et d’élevage, les régions du Sud restent jusqu’ici enclavées et marquées par une absence de projets de développement à la base.
L’exclusion de ces régions de la politique de développement économique se manifeste par:
• L’absence d’infrastructures de désenclavement des zones de production et de liaisons entre les moughataa;
• La non généralisation de l’électrification et de l’accès à l’eau potable;
• La déforestation accentuée au sud par l’effet des coupes d’arbres pour le charbon de bois pour le compte d’hommes d’affaires au détriment même des autochtones;
• L’expropriation des terres de culture
• Le refus d’appliquer correctement la loi sur le code agro- pastoral pour protéger les paysans contre la divagation des animaux (chameaux, surtout) dans les zones de cultures sous pluie et de décrues ravageant impunément leur récolte .L’affectation des autorités dans ces régions s’est souvent faite à dessein (wali, hakem, commandants de brigade, autorités judiciaires, souvent de la même tribu ou proches des propriétaires des troupeaux de chameaux en divagation).
• La dégradation dangereuse de l’environnement dans l’insouciance totale de l’Etat.
• Le blocage des initiatives négro mauritaniennes visant la création d’institutions de financement (fonds de développement agricole pour la mise en valeur des terres)
• La politique de privatisation et bu de création de banques, de sociétés d’assurance, d’industrie, de commerce et de services ayant largement contribué à réduire les possibilités de développement du Sud mauritanien, les repreneurs de celles-ci étant exclusivement de la seule ethnie arabe et dont la conséquence fut:

— la difficulté d’obtention de crédits.
— l’exode rural vers les grands centres urbains, l’émigration et même clandestine exposant nos concitoyens à la mort, la fuite sans précédent des cerveaux hors du territoire national;

Au demeurant il faut noter que l’exclusion sous toutes ses formes ne concerne pas seulement les négros africains .Elle est peut-être même plus exacerbée chez nos frères harratines qui croupissent encore sous le poids de l’esclavage, ce fléau honni et anachronique d’un autre âge qui n ‘est pas entretenu seulement par l’ethnie arabe blanche. Ses séquelles sont encore très observables dans les autres composantes nationales. Nous devons donc, tous ensemble, le combattre dans toutes ses manifestations quotidiennes.

2.2.7. Exclusion socio-culturelle:

Dans la politique d’exclusion culturelle, les émissions de la TVM et de la Radio Mauritanie ne consacrent aux composantes de culture nègre (Pulaar, Sooninké, Wolof) que trois heures d’antennes par jour.

En outre, la TVM fait tout pour faire disparaître la présence négromauritanienne sur les écrans, jusque dans les meetings populaires et même dans les régions où la population noire est dominante.

Les compatriotes harratines ne doivent leur salut que par le fait qu’ils parlent la même langue que les tenants du pouvoir du moment.

TROISIEME PARTIE: RECOMMANDATIONS

3.1. Règlement du problème culturel

La Mauritanie est un pays biracial, multinational et multilingue. Le respect et la promotion de la diversité culturelle doivent être le fondement de notre politique culturelle.

Une reformulation correcte du système éducatif doit tendre vers la promotion et l’enseignement de toutes les langues nationales par la réouverture immédiate de l’institut des Langues Nationales et la mise à sa disposition d’outils et moyens nécessaires pour l’accomplissement correcte de sa mission.

Est-il besoin de rappeler que la première richesse d’un pays est avant tout son potentiel humain (surtout intellectuel scientifique et technique) et que celui-ci ne s’acquiert qu’à l’école?

Que l’école mauritanienne, au lieu d’unir ses enfants et de créer cette richesse, n’a fait, depuis la mise en place de ses multiples réformes initiées sur le seul critère du chauvinisme d’Etat, entretenu par la volonté des courants idéologiques anachroniques, que les diviser et retarder. Et comme l’ont si bien compris nos frères arabes, l’enfant ne peut s’épanouir que dans sa langue maternelle. Refuser donc ce droit élémentaire aux enfants négro mauritaniens d’accéder aux connaissances universelles relève d’une logique, on ne peut plus incompréhensible.

Aussi peut-on vivre ensemble sans se communiquer, ou en vase clos sans le monde extérieur? D’où, l’impérieuse nécessité d’avoir une ou des langues de communication entre nos composantes nationales que sont les arabes, les haalpulaaren, les Sooninke et les Wolof.

En conséquence, le maintien de l’arabe comme langue officielle et du français comme langue de travail et d’ouverture s’impose comme compromis politique entre toutes les composantes nationales et déjà accepté à la création de l’Etat Mauritanien.
L’option de l’officialisation des langues Pulaar, Sooninke, ouolof doit être inscrite dans la constitution dans la perspective de leur utilisation comme langue de communication et de travail.

3.2. Réparations des conséquences de la déportation

• Poursuivre les opérations de rapatriement des déportés entamées le 28 Janvier 2008, conformément à l’esprit du rapport de synthèse des journées nationales de concertation de novembre 2007 et de l’accord tripartite entre la Mauritanie, le Sénégal et le HCR.
• Impliquer les déportés (ceux déjà revenus et les réfugiés) dans les structures d’appui de rapatriement, dans les commissions désignées à cet effet (Commission Nationale d’Orientation et de Concertation, Commission Nationale d’identification, Commission Régionale, Départementale et Locale des sages) et dans le Conseil d’Administration de I’ANAIR,
• Procéder à l’indemnisation des éleveurs, à la restitution des terres des cultivateurs, à la réintégration des fonctionnaires et/ou à leur réinsertion et aux réparations pour les torts subis.
• Elaborer un accord tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le HCR pour le rapatriement de nos compatriotes au Mali.

3.3. Résolution du problème des exécutions extraludiciaires et des victimes d’exactions (Passif humanitaire et violation des Droits de l’homme)

Les mauritaniens ont besoin de se réconcilier. L’armée Nationale a elle aussi besoin de se débarrasser de l’épine qu’elle traîne dans les pieds par la seule faute de certains éléments eux-mêmes contraints par des chefs irresponsables.

Pour ce faire, il y a lieu de:
• Procéder à la mise en place d’une commission nationale indépendante dotée d’une autonomie financière pour le règlement du passif humanitaire.
• Respecter les devoirs reconnus par les nations unies de vérité, justice, réparations, mémoire et réconciliation.
• impliquer les ayant droits et les victimes d’exactions dans tout processus de règlement.

3.4. Solution des problèmes de l’Etat civil

Lever toute forme d’obstruction à l’établissement de l’état civil à tous les citoyens mauritaniens sans exclusive, en particulier à ceux qui en étaient dessaisis au moment de la déportation et à leurs enfants.

3.5. Mettre fin à l’exclusion aux postes de responsabilité

Consacrer l’égalité en droit comme en devoir dans tous les rouages de l’état, le seul critère devant prévaloir étant celui de la compétence, de l’intégrité morale, du mérite, du dévouement à la cause nationale.

Créer et institutionnaliser un poste de vice-présidence de la République qui ne peut être détenu que par un mauritanien d’ethnie différente de celle du Président de la République. Le Vice Président doit être investi de prérogatives réelles .Le Président et le vice- Président sont colistiers et élus au suffrage universel direct.

Mettre fin à la discrimination dans les recrutements de la fonction publique, et particulièrement dans les corps constitués: armée nationale, gendarmerie nationale, garde nationale, douane, police, et dans tous les concours nationaux, notamment ceux de l’ENA.

Mettre fin à tout privilège et monopole dans les nominations aux postes techniques.

3.6. Révision du découpage administratif et communal

Pour plus d’équité:
• revoir le découpage administratif et communal, en tenant compte des critères objectifs tels que le poids démographique, l’espace vital, la communauté d’intérêt et la cohésion communautaire.
• instaurer la proportionnelle intégrale pour l’élection des parlementaires (députés et sénateurs),
• réinstaurer les conseils régionaux afin d’avoir un pouvoir de contrôle sur l’administration territoriale.

3.7. Arrêt des mesures d’exclusion économique

• Tenir compte du déficit de développement du sud dans le cadre de l’affectation des projets et programmes de développement
• Instaurer une politique équitable et non discriminatoire pour la mise en place d’infrastructures pour l’accès à l’eau potable et à l’électrification rurale.
• Lutter contre la désertification par l’arrêt systématique de la déforestation du sud et du sud-est. et promouvoir l’utilisation du gaz butane.
• Pour préserver l’environnement, promouvoir une nouvelle politique d’élevage et de reboisement à grande échelle, de construction de barrages et de retenues d’eau pour lutter contre les érosions et la dégradation des sols
• Appliquer correctement et intégralement la loi sur le code agropastoral et le code de l’environnement
• Initier une politique bancaire et d’assurance interdisant aux banquiers d’aller au-delà de leurs missions primaires.
• Lever les blocages pour la création d’institutions de financement pour le développement agricole du Sud en mettant fin au monopole de I’UNCACEM.

3.8. Révision et revalorisation de la politique socio-culturelle

• Faire l’inventaire de tout le patrimoine culturel et artistique mauritanien,
• Permettre l’accès équitable aux média d’état dans le respect de la diversité culturelle.
• Promouvoir les activités sportives en dehors de toutes considérations autres que l’aptitude, l’amour, le dévouement et la recherche de la performance.

CONCLUSION

Tous les mauritaniens sont des frères par le sang, par la religion et par la communauté de destin. Dans ce pays de plus d’un million de km2, il y a de la place pour tous ses fils et filles.

Nous avons également plus de 100.000 hectares de bonnes terres arables aptes à toutes les cultures céréalières de grande consommation (riz, mil, blé et mais), légumières et fruitières sans compter les terres de cultures sous- pluies, derrière barrages et dans les oasis.

Si donc la loi pour la réorganisation domaniale et foncière fixée par l’ordonnance 83/127 du 05 juin 1983 était bien expliquée pour être bien comprise, sans esprit partisan et sans contrainte, les agriculteurs de ce pays (paysans traditionnels et hommes d’affaires) peuvent être tous satisfaits au grand bonheur de notre autosuffisance et sécurité alimentaires.

L’Etat mauritanien doit être un Etat fort, moderne et égalitaire au service exclusif de tous ces fils et filles sans discrimination, luttant contre les privilèges indus et les monopoles, ce qui passe par la mise en place d’un système et appareil judiciaires performants et démocratiques.

Le socle de l’unité nationale doit reposer nécessairement sur le partage du pouvoir à tous les niveaux (politique, économique, socioculturel).

L’école doit être ce creuset du savoir pour concourir au développement économique du pays et les langues - moyens de communication, sans lesquels, il ne peut y avoir de nation. Ce sont donc des facteurs indispensables pour la consolidation de notre unité nationale.

Les forces armées et de sécurité doivent être nationales (c’est à dire, constituées de toutes les composantes nationales), républicaines et orientées vers leur mission primaire: défendre la patrie et garantir l’intégrité territoriale.

Notre diplomatie doit refléter notre position géopolitique et stratégique et jouer pleinement son rôle de trait d’union entre l’Afrique noire et l’Afrique blanche, être un vecteur d’intégration sous régionale et écrire en lettre d’or le nom de notre chère patrie dans le concert des grandes nations.

Pour une Mauritanie unie, égalitaire, démocratique et prospère.

Fait à Nouakchott, le 25 décembre 2008
Contact:
Siège Ilot M chez M. Gagny Diawara Tel : 641 15 1 7 / 633 43 05 — Nouakchott
Email : cnmc2008@gmail.com
Commission de suivi:
Dr. Dramane KAMARA Président 205 70 06 / 630 85 38 / 649 59 88
Dr. Toumbo MBAYE Membre 644 79 49
Mamadou SY dit Membre 692 22 59
Saghirou
Aliou Mamadou AW Membre 640 11 14
Moussa SY Membre 643 17 20
Adama ANNE Membre 6722694
Mamadou KANE Membre 641 40 71

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