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Interview: Mr Kane Hamidou Baba à Eveil Hebdo

Je constate, aujourd’hui, qu’après avoir « subtilisé à l’opposition son discours », durant la campagne, le Président de la République est entrain de faire ce qu’il avait dit et d’appliquer son programme. A l’inverse, les leaders de l’opposition traditionnelle ont brouillé leur image à la fois par des discours de circonstance et des entourages qui ne sont pas sans rappeler ceux de la dictature déchu. J’ai du mal à me reconnaître à travers une opposition qui est entrain d’aduler ce qu’elle abhorrait.

Monsieur le Président on ne vous a pas beaucoup vu à l’Assemblée Nationale ces derniers temps contrairement à vos habitudes. Est-ce à cause de vos multiples occupations ou selon certaines supputations c’est pour ne pas gêner le gouvernement ?
 
KHB: D’abord, j’observe que la session parlementaire n’est pas encore achevée et qu’elle se poursuit. Nous en avons encore jusqu’aux alentours du 10 janvier. Parlant de mes multiples occupations, vous avez certainement raison.
Mais, vous savez également que le travail parlementaire se fait essentiellement en commission, même si les séances plénières ont un côté spectacle, grâce à la retransmission des débats par la Radio-télévision.
Je serai tenté de dire pour paraphraser un célèbre producteur- réalisateur : « ce qui est important ce n’est pas ce qui se passe devant l’écran, mais derrière l’écran ». En général, je participe activement aux travaux qui se font dans les commissions. Il y a cependant que je suis revenu de l’étranger durant la première semaine de l’ouverture de la session, suite à une assez longue absence liée à mes engagements professionnels.
A mon retour, ce ne sont pas les instances qui manquaient. J’ai été parfois absent aux séances plénières, quant à la prise de parole, mais cela tient également au fait qu’un député ce n’est pas seulement qu’un travail au niveau de l’Assemblée. Outre les cas sociaux qui nous sommes quotidiennement soumis, il y a les activités du MPR dans un contexte politique tout aussi nouveau.
Quant à ce que vous appelez « les supputations pour ne pas gêner le Gouvernement ? », croyez-moi elles sont sans fondement. Vous savez, je suis déjà fait d’un moule, avec une certaine culture démocratique, qui fait qu’on me connaît avec ma part de vérité. On me connaît donc avec une certaine franchise et je ne vois pas très bien ni comment, ni pourquoi d’ailleurs je gênerai le gouvernement ? D’autant plus qu’il n’y a pas de question gênante qui ait été soumise au gouvernement par l’Assemblée Nationale et inversement.
J’ai toujours été nuancé dans mes prises de position, là où cela m’est paru nécessaire, à l’opposition comme ailleurs. Et aujourd’hui comme hier, je resterai en cohérence avec la ligne et les principes que j’ai toujours défendus. Si le gouvernement fait quelque chose de bien, je dirai que c’est bien ; et s’il fait quelque chose de moins bien, je le dirai également et qu’on peut mieux faire.
C’est cela ma conviction et je pense que je ne dérogerai pas à cette règle. Le Gouvernement tente de mettre en œuvre, avec un certain succès le programme du Président de la République. Comme chacun le sait et pour cause, je n’ai pas soutenu le Président de la République aux dernières élections étant moi-même un candidat ayant aussi mon programme. Je garde encore une préférence pour mon programme, mais je constate qu’il y a beaucoup de convergences entre mon programme et celui que le Président de la République est entrain de mettre en œuvre.
 
L’Assemblée Nationale vient d’adopter un projet de loi sur l’Etat Civil. Cette loi suscite quelques inquiétudes notamment pour l’obtention de tous les citoyens de papiers d’état civil. Quelle explication avez-vous à donner par rapport à ces inquiétudes ?
 
KHB. Je n’ai pas bien saisi pourquoi il devrait y avoir des inquiétudes. Parce qu’en réalité il s’agit de deux projets de loi : l’un portant sur la sécurisation de l’état civil et l’autre sur le code de la nationalité mauritanienne. Çà se complète. Ces deux projets de loi sont relatifs à l’état civil mais sont différents dans leur matière. Le projet de loi pour la sécurisation de l’état civil est une avancée du point de vue de la modernisation de l’Etat. A partir d’un numéro d’identification, le citoyen peut avoir toutes ses pièces.
Le citoyen est donc immatriculé et le même numéro qui servira à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pourra servir à la CNAM, pour un permis de conduire, un passeport ou une carte d’identité. Et çà facilite donc l’attribution à chaque citoyen d’un numéro national d’identification unique, tout en sécurisant les données du point de vue de l’administration.
Il y a cependant dans ce projet de loi adopté sur l’état civil, un certain nombre de dispositions pénales qui ont été renforcées pour les falsificateurs, parce que nous savons aussi que la déliquescence de l’Etat sous le régime de la dictature, était accompagnée d’un certain laisser-aller qui fait que des individus n’ayant d’ailleurs aucun rapport avec la Mauritanie se promènent avec des pièces mauritaniennes.
En ce qui concerne le code de la nationalité mauritanienne, il y a un certain nombre de dispositions qui ont fait l’objet de modifications. Il faut savoir que le code de la nationalité mauritanienne a été élaboré en 1961. Depuis lors, il a subi 3 ou 4 modifications en 1971, en 1973 (par deux fois) et en 1976. Depuis cette date, aucune nouvelle disposition n’est venue compléter, améliorer ou modifier le code de la nationalité mauritanienne. Or, le monde a beaucoup changé.
Il y a aussi un certain nombre de demandes, d’exigences de citoyens mauritaniens qui font qu’il fallait améliorer également le dispositif du code de la nationalité mauritanienne. Améliorer, tout en le sécurisant également. Je vous donnerai juste un exemple à ce sujet : l’article 31 qui a été inséré dans ce code de la nationalité répond, quelque part à une préoccupation de la double nationalité.
Vous savez qu’il y a beaucoup de mauritaniens qui ont leurs enfants qui sont nés, qui ont grandi à l’étranger, et qui ont peut-être la nationalité du pays dans lequel ils vivent, mais qui voudraient aussi avoir ou garder la nationalité de leur pays. Il y a aussi des mauritaniens qui ont leur nationalité mais qui finissent pour des raisons et pour d’autres par acquérir la nationalité du pays d’accueil.
Alors l’article 31 le leur ouvre la possibilité de jouir d’une double nationalité. Cet article dit : « un mauritanien même majeur ayant une nationalité étrangère peut être autorisé sur demande à garder la nationalité mauritanienne ». Alors, si le principe de la double nationalité n’est pas explicitement évoqué, il y a, sans ambages, une fenêtre qui est donné à des gens qui sont demandeurs. On sait que c’est une revendication très forte de nos communautés mauritaniennes installées à l’étranger.
Il y a aussi d’autres dispositions qui peuvent être plus ou moins contraignantes. Elles portent surtout sur la naturalisation. Parmi ces dispositions figurent également celles qui tout en permettant à quelqu’un qui peut justifier du droit de sol ou du droit de sang d’acquérir la nationalité, n’ouvrent pas toutes les vannes à la possibilité d’acquérir la nationalité par le mariage dont on sait que certains sont fictifs. Cela se passe ailleurs et çà peut aussi se produire chez nous. Et comme dans toute loi également il y a des dispositions pénales renforcées qui sanctionnent des contrevenants.
 
Toujours au niveau des activités de la Chambre basse qui vient d’adopter un projet de loi pour durcir la législation sur le terrorisme : Certains craignent des abus et estiment que cette loi risque de restreindre les libertés publiques dans le pays. Qu’avez-vous à dire sur ces craintes exprimées par bon nombre de nos concitoyens ?
 
KHB. Il est vrai que, à chaque fois que l’on renforce la sécurité, il y a un risque de restreindre la liberté. Je pense que cela n’est pas propre à notre pays, et nous devons d’abord tenir compte du contexte dans lequel nous vivons. Nous avons un grand pays qui fait partie de la zone sahélo-saharienne, un espace aujourd’hui fragilisé par des bandes organisées, le terrorisme et la criminalité sous toutes ses formes.
Et le choix est là : est ce que nous allons continuer à faire preuve de laxisme en matière de contrôle, de sécurité ; ou est ce qu’aujourd’hui nous devrions inciter les citoyens mauritaniens, comme les hôtes étrangers qui vivent parmi nous, à changer de comportements, à être beaucoup plus attentif, quitte à céder une part de leur liberté au prix de leur sécurité et de la paix civile ? Nous le savons, il n’y a pas de développement si, à la base, il n’y a pas de sécurité.
Nous avons beaucoup de comportements à risques hérités de nos traditions et coutumes, qui méritent de sérieuses remises en cause pour faire face au terrorisme et à la montée de la criminalité sous toutes leurs formes. On ne peut pas lutter contre le terrorisme si on ne se donne pas les moyens de cette lutte ! Il y a un risque, c’est vrai, de restreindre les libertés, mais l’enjeu en vaut presque la chandelle, eu égard à l’ampleur du phénomène terroriste auquel nous sommes confronté. La loi protège cependant les libertés.
Nous avons été attentifs aux dispositions législatives et avons été rassurés par la volonté du gouvernement à éradiquer les actes terroristes. En ce qui concerne les attaques dont le pays a fait face ces dernier temps, je pense qu’il y a d’abord une défaillance structurelle du système de sécurité qui date de plusieurs années et que l’opposition avait souvent décriée. On se rappelle que le massacre des militaires mauritaniens à Lemghaity avait déjà révélé toutes les failles et les carences du système de sécurité que nous avions sous le règne de Ould Taya !
Le détournement de l’armée de ses principales missions et son instrumentalisation datent bien du régime autocratique, qui a pris fin un certain 3 août 2005. Aujourd’hui, il faut constater que le pouvoir tente de remédier à cette situation. Les mesures prises lors du dernier rapt des italiens se sont déjà traduites par des succès annonciateurs qu’une reprise en main de la sécurisation du territoire est en cours. Mais, le pouvoir actuel a hérité de défaillances structurelles, qui traduisent la déliquescence de l’Etat qui a été observée durant ce que nous appelions, à l’époque où, au sein de l’opposition, la morale et la politique faisaient bon ménage, « la décennie perdue pour la Mauritanie ».
Je pense qu’il y a un effort qui a été fait dans le budget 2010 qui a connu une augmentation substantielle des ressources affectées aux forces de sécurité et de l’armée en particulier. Nous en attendons une obligation de résultats. Nous restons confiants et attentifs, eu égard aux moyens qui ont été donnés à aux forces de sécurité.
 
La lutte contre la gabegie dans le pays engagée par les nouvelles autorités est entrain de prendre une nouvelle dimension avec l’arrestation des 3 banquiers notamment. On évoque dans certains milieux une politique de deux poids et deux mesures, et on considère cette lutte comme un règlement de comptes. Quelle est la position du MPR ?
 
KHB. La position de notre Mouvement sur ce point est très claire. Il faut avant tout dépassionner ce problème, c’est-à-dire le dépolitiser en posant la question de fond : Que reproche t-on à ces hommes d’affaires ? Quels sont les faits ? Durant les années 2001-2003 les autorités politiques et monétaires on utilisé à la fois la planche à billets, la falsification, l’écriture en faux au profit de la clientèle et de la parentèle du régime de Ould Taya.
Le montant de ces forfaits a dépassé les 130 milliards d’ouguiyas ; ce qui du reste a été attesté par le FMI et a fait l’objet d’une reconnaissance publique par les autorités issues de la transition sous le CMJD, mais on l’oublie trop souvent, même, le régime finissant de Ould Taya avait fini par le reconnaître ! On avait ouvert un fameux compte d’attente à la BCM qui accusait un déficit tellement lourd qu’on ne pouvait plus le cacher. Il se trouve que les trois hommes d’affaires faisaient partie des bénéficiaires des largesses du défunt régime. Je pense que cela personne ne le conteste.
Dès le mois de mars 2003, nous avions, au RFD, pris connaissance des écritures passées sur ce fameux compte qui accusait à l’époque un peu plus de 64 milliards d’ouguiyas. Nous l’avions dénoncé en son temps. Nous avions saisi le FMI et la Banque Mondiale, persuadés qu’il s’agissait de crimes économiques. Ce qui s’est passé ne relève pas seulement de la gabegie ou de la mauvaise gestion, il y a eu une création artificielle de monnaie, donc sans cause, avec bien sûr une circulation de faux-vrais billets de banque et des transferts illicites au mépris de toutes les procédures et de l’orthodoxie bancaires.
Les conséquences pour la collectivité nationale sont directes : inflation galopante et dévaluation rampante de l’ouguiya. Voilà, comment nous continuons et nous continuerons à payer, pour de longues années encore, les turpitudes du régime autocratique de Ould Taya. Naturellement, je comprends que des gens qui ont banalisé les crimes de sang, en l’occurrence le passif humanitaire, banalisent également les crimes économiques.
Je peux le comprendre mais çà ne se justifie pas, parce qu’ici nous faisons face à une situation dans laquelle au lieu de crier au voleur, on crie au gendarme ! Ce n’est pas le seul paradoxe : Je vois une certaine opposition reprendre à son compte une formule à l’emporte-pièce (règlements de comptes), devenue subitement amnésique, face aux principes qu’elle défendait, revendiquant même un audit généralisé des principales entreprises et institutions de l’Etat. Autres temps, autres mœurs ! Les nouakchottois ont été perplexes devant ladite Marche de l’opposition du mercredi 23 décembre, dont ils se demandent encore s’il s’agissait d’une marche des hommes d’affaires ou de l’opposition ?
Par ailleurs, il n’échappe à personne qu’il n’existe pas encore une politique de deux poids deux mesures. Soyons plus regardant, il y a une centaine de personnes au moins qui ont reçu, à tord ou à raison, des mises en demeure ; et qui avaient toutes soutenues le Président de la République lors des élections présidentielles. Beaucoup parmi ces personnes sont entrain de rembourser ou de négocier des échéanciers. Alors pourquoi vouloir monter en épingle, en le politisant, le cas des trois hommes d’affaires ? Ce n’est sûrement pas la meilleure façon de leur rendre service ! Soyons donc justes avec tout le monde.
Enfin, je pense que si aujourd’hui on cherche à redresser les forfaits du régime autocratique, au-delà de la sanction de telle ou telle personne, il faut plutôt mettre en exergue la vertu pédagogique que représente la lutte contre la gabegie et la corruption. Sinon, on accordera une prime à l’impunité ! Pour le Mouvement de la Refondation, c’est d’abord çà l’essentiel, beaucoup plus que le recouvrement des biens qui ont été spoliés à l’Etat. Et je pense qu’au delà de ces négociations et demandes de remboursement, deux choses me paraissent essentielles : la première c’est qu’il faut étudier les dysfonctionnements qui ont été à l’origine de cette situation et faire en sorte qu’ils ne se répètent plus.
La deuxième chose tout aussi fondamentale c’est de mettre en place une structure efficace et pérenne qui va lutter contre la corruption et la gabegie. Voilà pourquoi le MPR a proposé la création d’une Agence Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) qui sera dotée d’une indépendance. Le premier responsable devrait être doté d’un mandat qui lui permettra d’agir sur une durée assez longue et qui a une certaine indépendance. Ce qui est entrain d’être fait en ce moment par les autorités c’est une bonne chose, mais ce n’est pas suffisant.
Nous pensons qu’il faut compléter le dispositif de contrôle. L’Assemblée Nationale doit jouer son rôle à travers certaines propositions de lois. Il n’est pas normal qu’une institution comme la Banque Centrale ne vienne pas, chaque année, présenter son bilan au Parlement, d’autant plus que la politique monétaire relève pour l’essentiel de la Banque Centrale.
 
Après votre défaite à la présidentielle du 18 juillet dernier, bon nombre de rumeurs ont couru su votre avenir politique.
Pour certains vous allez quitter définitivement le RFD pour rejoindre l’UPR (parti au pouvoir) pour obtenir un poste au gouvernement. Pour d’autres vous allez vous-même créer votre propre parti. Finalement vous avez opter pour la mise ne place du Mouvement Pour la Refondation (MPR) sans doute pour maintenir le dynamique qui vous a accompagné tout au long du processus électoral.
Aujourd’hui que cette fièvre est passé, qu’en est-il de votre avenir politique ? Le MPR inscrit-il son action dans la mouvance présidentielle ou plutôt celle de l’opposition ?
 
KHB. Vous avez dit « ma défaite », il n’y a pas de défaite électorale pour moi quand la Mauritanie a gagné. Nous n’étions pas dans un jeu à somme nulle où ce qui est gagné par l’un est perdu par tous les autres. Ce qui compte à mes yeux c’est l’avenir de la Mauritanie et de faire en sorte que notre pays sorte de cette crise politique et institutionnelle sans grands dommages. J’ai soutenu, en toute lucidité, les accords de Dakar, bien qu’ils m’ignoraient superbement.
De par ma formation et mon expérience, je sais qu’une élection organisée dans un contexte de crise ne se gagne jamais au centre ; le « vote utile » et l’argent faisant l’essentiel. Les quelque 12.000 voix qui se sont portées sur ma candidature et qui ont résisté à toutes les tentations, ne sont pas des voix d’électeurs, mais de militants ; et si je les écoute, ils me demandent dans leur écrasante majorité de créer un parti. Autrement dit, ils croient au moins à un programme à défaut de croire à un homme !
De la même manière, je n’ai aucune inquiétude par rapport à mon avenir politique. Mon sort personnel n’a aucune importance. Je n’ai jamais considéré la politique comme un gagne-pain. Et, je ne suis pas de ceux qui placent leurs ambitions personnelles au dessus de l’intérêt national. A L’heure de la recomposition du paysage politique le MPR attire beaucoup de sympathisants. C’est tous les jours que nous recevons des demandes d’adhésion.
Maintenant que nous avons soldé la crise institutionnelle, il reste à améliorer par des réformes les institutions et à ouvrir le dialogue entre les acteurs politiques pour créer le consensus nécessaire. Quant à la question de savoir où se situe le MPR, je dois vous dire qu’après la création du Mouvement le 09/09/09, nous attendions de voir les actes qui seront posés par les uns et les autres.
Je constate, aujourd’hui, qu’après avoir « subtilisé à l’opposition son discours », durant la campagne, le Président de la République est entrain de faire ce qu’il avait dit et d’appliquer son programme. A l’inverse, les leaders de l’opposition traditionnelle ont brouillé leur image à la fois par des discours de circonstance et des entourages qui ne sont pas sans rappeler ceux de la dictature déchu. J’ai du mal à me reconnaître à travers une opposition qui est entrain d’aduler ce qu’elle abhorrait.
Le MPR situe donc son action dans la mouvance présidentielle parce que nous restons derrière des principes et un programme. Dans la mesure où nous voyons que le problème du passif humanitaire est entrain d’être résorbé même s’il reste des choses à faire, le retour organisé des déportés se poursuit et des efforts concrets sont accomplis pour résorber le passif économique et faire de la lutte contre la gabegie une ardente obligation.
Incontestablement, le bilan est globalement positif. Il reste bien sûr d’autres aspects encore insuffisamment abordés telles que les réformes institutionnelles et le dialogue politique. C’est pourquoi, tout en inscrivant notre action dans la mouvance présidentielle, nous restons ouverts à toutes les forces politiques ; et d’ailleurs mieux, nous allons organiser des journées de réflexion où seront invités le pouvoir et l’opposition sur des questions d’intérêt national.
 
Maciré Diop
source : L'Eveil Hebdo

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